rappel géographique

rappel géographique

Santiago

Voilà, donc la première étape, Santiago.


Arbre inconnu dans le Parque Forestal (Parc du centr-ville, familles, amoureux, joggers, etc)


Arrivée à l'aéroport un peu après midi (c'est-à-dire vers seize heures en France, soit dix-neuf heures après le départ). Après le passage du visa, du récuperage de sac (le moment de suspens, est-ce qu'il y est, est-ce qu'il y est pas ?) et de la douane, je suis réceptionnée par un taxi (envoyé par Emmanuelle) qui vient chercher "SOFFI ANDRIE". Le trajet en taxi, tout un voyage en soi. Feux-rouges grillés, klaxons, sortie d'autoroute prise au dernier moment, re-klaxon, passage in-extremis entre deux bus, petite rue à sens unique en marche arrière, rencontre avec une voiture en marche avant (c'était à prévoir), re-re-klaxons, gueulante en espagnol, on finit à pieds. 

Première nuit en auberge de jeunesse (très sympa si on oublie l'absence de portes aux douches), et depuis je suis chez Emmanuelle, ce qui est à la fois super confortable et super agréable, j'apprends grâce à elle énormément sur le passé et le présent du Chili.


Mais revenons-en à Santiago. 
Capitale du Chili, fondée en 1541 par le conquistador Pedro de Valdivia, la ville abrite aujourd'hui près de sept million d'habitants, un tiers de la population totale du Chili (info du guide du routard, j'ai pas compté). Son étendue est donc assez énorme, ce dont je ne m'apercevais pas bien avant de prendre de la hauteur, au Cerro San Cristobal (une "montagnette"au coeur de la ville). De là haut, la vue est spectaculaire, et on réalise à quel point la ville semble coincée entre les montagnes: la cordillère des Andes à l'Est, et la cordillère de la Costa (moins haute) à l'Ouest.

Vue depuis le Cerro San Cristobal. Mais trop de smog pour que l'on voit bien les montagnes

         
                                                       
                                                                                                                       
Vue sur les Andes (je crois) depuis l'appartement


Je n'avais pas eu de bons échos de Santiago, et j'ai été agréablement surprise ! C'est une ville avec beaucoup de couleurs: des maisons aux façades bleues, roses, rouges, etc, des fresques sur tous les grands pans de mur, et surtout des graph partout partout partout. Apparemment ce n'est rien comparé à Valparaiso, mais n'y étant pas encore allée...

quartier Lastarria


Quartier Bellavista

quartier Providencia


quartier Bellavista

quartier Bellavista

quartier Bellavista

quartier Bellavista, devant la maison de Pablo Neruda


Au dessus du río Mapocho, la rivière des montagnes


quartier Lastarria




   C'est aussi une ville avec beaucoup d'arbres, de fleurs, d'espaces verts. C'est assez agréable de passer de l'automne au printemps, quoi qu'un peu déphasant. Beaucoup de plantes que je ne connais pas, ce qui me plait bien aussi.



Un arbuste aux fleurs violettes, parque forestal

Cerro San Cristobal


El funiculario, pour monter de la ville au Cerro San Cristobal



Parque Quinta Normal, des fleurs jaunes qui font le régal des abeilles

Calle Catedral

Cactus du Cerro Santa Lucía


La coupe à fruits de chez Emmanuelle, assez représentative de ce qui se mange ces temps-ci.
On y trouve (en espagnol pour mettre dans le bain, et me faire réviser):
una calbaza (potiron: ici ils sont gris...), naranjas (oranges),  manzanas (pommes), limones, 
abogados, chirimoyas (les trucs vert et marrons, délicieux, et encore plus à la manière chilienne "chirimoya allegre": 
salade du fruit avec du jus d'orange pressée). Il y a aussi des sortes de minuscules noix-de-coco, mais plus pour la déco.




     Bon, après ça reste une ville, et une ville assez "occidentalisée", donc globalement, pas de perte de repères ou de choc culturel. Certains codes sont quand même différents, ce qui rend les débuts difficiles. Par exemple toutes les enseignes qu'on a l'habitude de voir et qui semblent (du coup) évidentes (boulangerie, pharmacie, supermarchés, poste, guichets pour retirer de l'argent, etc) ne sont pas les mêmes, et difficilement identifiables au premier coup d'oeil. Ce qui explique que les quelques lettres que j'ai commencé à écrire ne partent pas: toujours pas trouvé la poste...
Mais ça, je pense que c'est le début de tout voyage, s'habituer au pays, identifier les choses, trouver des repères... Et je n'en suis qu'au début !

Une rue du centre historique
On remarque que certaines enseignes sont internationales, ouf !


    Il y a quelques éléments qui dépaysent, certains que je découvre, d'autres dont on a juste moins l'habitude. Les plantes. Quelques oiseaux (bien que les gros pigeons soient ici aussi sur-dominants, il y en a d'autres que je ne connais pas, et des perruches vertes qui font un boucan pas possible). Le petit bonhomme vert pour les piétons, qui se met à courir pour signifier qu'il est temps de presser le pas si l'on tient à la vie. Les sirènes de police, qui déclinent toutes les sirènes imaginables. Beaucoup de musiciens dans la rue, mais aussi des "diseuses de bonne aventure", des joueurs d'échecs, des cireurs de chaussures. Les enfants, la plupart en uniformes au moment de l'école. Et parfois les instit' aussi (robes bleues en laine, avec col claudine pour celles ai pu voir). Des jeunes qui font des numéros de cirque à tous les feux-rouges pour récolter quelques pièces (ça peut aller de la jongle, aux acrobates, jusqu'aux cracheurs de feu, et parfois tout en même temps). Et une quantité impressionnante de chiens errants (pas agressifs, la plupart du temps ils sont allongés sur un trottoir et on se demande si ils sont morts ou vivants). 

Des danseuses à Lastarria

Centre historique

plaza Ñuñoa
(le nom de la place est impossible à dire en ayant l'air sérieux et crédible)

Cireur de chaussures, plaza de armas

Cerro Santa Lucía

Pour ce qui est de la pratique de l'espagnol, c'est compliqué avec les personnes assez âgées, qui ont une fâcheuse tendance à parler très vite et sans ouvrir la bouche. Dans ces cas là je pige que dalle, nada, niet. 
Pour les personnes un peu plus patientes (non que jeunesse rime avec patience, mais peut-être vieillesse rime t-elle avec impatience ? Haha) c'est beaucoup plus facile de communiquer, en ajoutant un "A" ou en "O" à la fin du mot français j'ai une chance sur deux de tomber juste, et c'est suffisant pour les informations de base. Après, c'est un peu frustrant d'avoir le vocabulaire d'un enfant de six ans... Mais ça viendra.

Bellavista, marché des artisans



Voilà, pour les premières impressions du Chili. Bravo à ceux qui ont tout lu ! Pour les autres, les images sont faites pour ça.
Je mettrai à jour l'article si d'autres choses me viennent.
Bonne nuit ! 




Dans le jardin de la Chascona, la maison de Pablo Neruda




(5 novembre) La veille du départ pour le sud, j'ajoute:

Aujourd'hui, j'ai vu mon premier Lama ! (Ou alpaga, ou gigogne, ou guanaco, je maîtrise encore mal les camélidés d'Amérique du Sud).

 Bon, c'était pas vraiment un lama sauvage


2 commentaires:

  1. merci Sophie pour ce beau reportage... bon courage pour les débuts...
    Je te souhaite de te régaler pendant ton voyage!!
    A bientôt, bises Elise.

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  2. Très chouettes photos, j'en ai récupéré quelques-unes pour un projet de street art qu'on a à l'école.
    Bises et bon vent !
    Laurent

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