Des milliers d'heures de bus, après le sud, le nord le nord toujours un peu plus, quelques arrêts pour se dégourdir les gambettes, de surprenants endroits.
(Arrivée à Bariloche, trop grosse ville, transition rude après une semaine de bonheur tranquille à El Bolson, je me remets donc devant l'ordi pour terminer ces histoires de bus).
Derniers jours à Ushuaia compliqués par l'arrivée soudaine d'une quarantaine d'israéliens, peu enclins à parler anglais, encore moins espagnol, mais par contre bien bien enclins à me réveiller tard la nuit ou tôt le matin. (Beaucoup d'israëliens en voyage après leurs deux ou trois ans de service militaire. La plupart très très très contents de cette expérience, ils montrent des photos avec uniformes, armes, et en marchant au pas. J'essaie d'en savoir plus sur ce qui se passe vraiment pendant ce service, mais les réponses sont assez floues. Écoutes téléphoniques; surveillance d'avions; livraisons. De manière générale, "enquêter sur l'ennemi" (bien bien bien...))
Du coup j'ai sympathisé avec Natanael, 6 ans, fils de la femme de ménage, qui m'offrait tout ce qui lui tombait sous la main (de la barette-papillon aux brochures de magasins de sport).
Et c'est en lui apprenant à jouer à la bataille que j'ai compris à quel point ce jeu n'a aucun intérêt.
Embarquement mardi 6 à 5h du matin pour non pas 3, ni 10, mais bien 20h de bus !
Avec un changement à Rio Gallegos, ville un peu tristoune, vide aux alentours de la station de bus. Commentaire bien représentatif du guide du routard (lu après): "On peut dans la plupart des cas éviter d'y passer une nuit. Mais au cas où vous ne pourriez pas faire autrement...".
Beaucoup beaucoup de vent, les sacs en plastique s'envollent et s'accrochent et s'entassent aux barrières, un carrefour (oui oui, le supermercado), et une fête forraine abandonnée.
Beaucoup beaucoup de vent, les sacs en plastique s'envollent et s'accrochent et s'entassent aux barrières, un carrefour (oui oui, le supermercado), et une fête forraine abandonnée.
Le bus... c'est long. Les mêmes films en boucle. De la nourriture douteuse, très douteuse. Mais des sièges plus que confortables.
Re-passage (obligatoire) à El Calafate, dans la même auberge, avec l'aubergiste (?) un peu plus enceinte que la dernière fois. Et des ciels merveilleux à la tombée du jour (une autre hypothèse, m'a t-on dit, au nom "tierra del fuego"... mais bon, là on en est à six-cent kilomètres, de la terre de feu).
Et vendredi 8, encore du bus, cette fois 25 heures, lalala, avec El Bolson comme objectif.



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