Tupiza city
(Premières impressions après passage rapide à Villazon,
tupiza, Sucre, Santa Cruz et Samaipata, mais je reviendrai sur
Samaipata).
Entre La Quiaca (Argentine) et Villazón
(Bolivie), il suffit de remplir quelques papiers, sourire aux policiers
qui gueulent sur la foule et traverser un pont pour atterrir dans une
autre dimension. En remontant la ville à la recherche du terminal, les
mêmes rues poussiéreuses, les mêmes chiens errants, les mêmes articles
plus ou moins typiques en vente (moins chers), mais un bordel général,
incroyable.
Devant chaque boutique, les vendeurs et
leur question fatidique "Que vas a llevar ?" (Inutile de répondre "nada,
gracias", d'expérience ça n'intéresse personne). Tout en haut de la
ville, le terminal, une dizaine de personnes qui s' approchent et vous
encerclent en criant "POTOSI POTOSI POTOSI"; "LA PAAAAAAZ"; "TUPIZA
TUPIZA TUPIZA", chaos total, à en oublier sa destination. Et puis les
bus... les bus. Et les routes aussi, ça va avec. Exception faite de
quelques parties asphaltées, les routes sont en fait des chemins, et les
bus, les cadavres de ceux dont on ne veut plus dans tout le reste de
l'amérique latine, équipées de roues tout-terrain pour l'occasion.
Finie la clim, ça c'est pas dommage, on ouvre les fenêtres et c'est
bien. Finie aussi la télé, pas dommage non plus. Un peu plus dommage:
fini les lumières, quand la nuit tombe (à 19h) c'est qu'il est grand
temps de dormir; fini les toilettes (on fait une pause en pleine nuit
sur un parking obscur et on cherche un coin encore plus obscur mais pas
trop non plus), les plateaux repas (pour manger il faut attendre un feu
rouge où par la fenêtre on peut acheter un peu de tout), les sièges
inclinables (enfin si, ils s' inclinent, mais prennent la liberté de se
relever aussi vite, excessivement agaçant et encore une fois
d'expérience, inutile de batailler, le fauteuil gagne toujours), les
sacs en soute (à la fraîche sur le toit), et l'illusion de pouvoir se
reposer un peu.
La Bolivie, le pays où l'eau chaude
est régulée par un boîtier électrique au dessus du pommeau, à chaque
douche se pose le choix cornélien de l'eau chaude ou de la pression (en
plus de me demander si je ne vais pas griller).
Le pays où les gens sont dits peu aimables, et en effet, c'est souvent le cas, mais j'aime bien (me faire engueuler ? Non quand même). Pas d'excès de gentillesses et de compliments et d'affectif pour acheter trois avocats. Mais en contrepartie, dans la rue, dans les bus, partout, des gens qui aiment bavarder, raconter la vie ici, poser des questions sur la vie là bas, et beaucoup rigoler.
Le pays où les contrastes vestimentaires sont marrants. Les femmes (âgées le plus souvent) ont l'air de petites filles avec les jupes plissees jusqu'aux genoux, les longues tresses terminées par des pompoms les chapeaux et les cholas multicolores sur le dos. C'est joli, et à côté de ça, d'autres complètement comme en Europe. Et une quantité affolante de posters de femmes à poil dans tous les cybercafés, restos et kioskos.
Le pays où on peut trouver biéres et cigarettes en farmacie.
Un pays où les élections (municipales en l'occurrence) en deviennent drôles de "trop". Avant, chaque camp semble vouloir imposer sa présence dans la ville. Donc, en plus des murs peints aux couleurs et noms des candidats, il y a fanfares (agrémentée à Tupiza d'une panthère rose qui danse devant), concerts, manifestations, tombolas, et création de chansons (de qualité variable) pour les diffuser en boucle sur le toit des taxis, tous les jours pendant plusieurs semaines. Pendant, la vie s' arrête. Il est interdit de travailler, mais aussi de vendre/posséder/consommer de l'alcool, et de conduire. Et bizarrement, c'est exactement le seul jour où l'on voit sortir des vélos (en temps normal, être piéton c'est déjà l'aventure; cycliste c'est de l'inconscience).
Enfin, un pays où dans les auberges il n'y a plus de banals chiens et chats mais des tortues et des toucans, et où le dimanche après-midi on peut voir des enfants en costumes traditionnels danser la chacalera.
Le pays où les gens sont dits peu aimables, et en effet, c'est souvent le cas, mais j'aime bien (me faire engueuler ? Non quand même). Pas d'excès de gentillesses et de compliments et d'affectif pour acheter trois avocats. Mais en contrepartie, dans la rue, dans les bus, partout, des gens qui aiment bavarder, raconter la vie ici, poser des questions sur la vie là bas, et beaucoup rigoler.
Le pays où les contrastes vestimentaires sont marrants. Les femmes (âgées le plus souvent) ont l'air de petites filles avec les jupes plissees jusqu'aux genoux, les longues tresses terminées par des pompoms les chapeaux et les cholas multicolores sur le dos. C'est joli, et à côté de ça, d'autres complètement comme en Europe. Et une quantité affolante de posters de femmes à poil dans tous les cybercafés, restos et kioskos.
Le pays où on peut trouver biéres et cigarettes en farmacie.
Un pays où les élections (municipales en l'occurrence) en deviennent drôles de "trop". Avant, chaque camp semble vouloir imposer sa présence dans la ville. Donc, en plus des murs peints aux couleurs et noms des candidats, il y a fanfares (agrémentée à Tupiza d'une panthère rose qui danse devant), concerts, manifestations, tombolas, et création de chansons (de qualité variable) pour les diffuser en boucle sur le toit des taxis, tous les jours pendant plusieurs semaines. Pendant, la vie s' arrête. Il est interdit de travailler, mais aussi de vendre/posséder/consommer de l'alcool, et de conduire. Et bizarrement, c'est exactement le seul jour où l'on voit sortir des vélos (en temps normal, être piéton c'est déjà l'aventure; cycliste c'est de l'inconscience).
Enfin, un pays où dans les auberges il n'y a plus de banals chiens et chats mais des tortues et des toucans, et où le dimanche après-midi on peut voir des enfants en costumes traditionnels danser la chacalera.
Le
plus impressionnant dans tout ça, ce sont les marchés (mercado central
de Sucre, et mercado de los pozos à Santa Cruz). Pas ou peu de
supermarchés en Bolivie, mais absolument de tout sur les marchés. À
l'extérieur, des stands en vrac, où l'on peut se fournir en choses
diverses: shampoings, chapeaux, téléphones, appareils photos, vierges
clignotantes en plastiques, clous, etc. On se serre sur les trottoirs
minuscules, ou quand il y a pas de place, on évite les voitures sur la
route. Klaxons, brouaha, l'éternel "que necesitas", toujours des gens
qui crient, mais cette fois, le nom des articles et les eventuelles
promos: "HAY PAAAALTAS, PALTAS, TRES POR DOS". Puis un rentrant dans le
marché même (un grand bâtiment couvert à plusieurs étages), d'un coup,
le calme (relatif, on parle quand même de la Bolivie). Puis en s'
enfonçant dans les entrailles du marché, on en comprend la logique, et
le bordel devient (encore une fois relativement) organisé. Les
marchandises sont rangées par secteur: le secteur des paniers en osier,
celui des bricoles, celui des fruits et légumes, des patates (avec une
variété impressionnante, rappelons que c'est de là que Parmentier les a
ramenées), celui de la viande: des carcasses à l'air libre, têtes
ecorchees et entières, yeux, et d'autres trucs moins reconnaissables,
ça calme bien toute envie de steak. Le secteur des oeufs, surprenant,
avec des milliers d'oeufs (tous les mêmes pour le coup) dans une même
boutique. Dans le secteur des tissus, les murs sont faits des articles:
laines, fils, aiguilles. Et puis il y a aussi les fast-food boliviens,
où il est possible de manger sur le pouce, assis les uns à côté des
autres en face de la cuisine. Délicieux et ecolo, pas de déchets, les
couverts, verres et assiettes étant ceux du resto, et les restes allant
direct aux chiens du coin. Enfin, sur les marches, des femmes qui
vendent des plantes et des fleurs.
Un grand bordel que la Bolivie donc, bordel qui convient très bien à une grande bordélique.
(Pour
les photos, ben, ça viendra un peu plus tard, la Bolivie c'est aussi un
pays où Internet est une denrée rare, alors on fait poco a poco)
(Et maintenant on a six heures de décalage, la faute au changement d'heure)
(Et maintenant on a six heures de décalage, la faute au changement d'heure)
Promo sur les DVD de Dora l'exploratrice à Tupiza
Tupiza encore
Tupiza toujours
Du poivre ! Maintenant je vois que ça ne pousse pas directement dans la poivrière
Sucre
Sucre, mercado central.
La partie calme et bien rangée des fruits
Miam !
Un peu de nez de vache ?
Santa Cruz un dimanche
Santa Cruz, mercado de los pozos



























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