rappel géographique

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chiquitatruc

    Lundi 30 mars, départ avec Natalie (une hollandaise voyageuse rencontrée à Samaipata) pour la région des Chiquitanias, non pas en bus, ni à pied, à cheval ou en bateau à voile, mais bel et bien en train ! Un vrai train tout beau, avec un interieur qui fait plus moderne que certains ter de la ligne Bordeaux-Perigueux. 


Bon, quand il démarre c'est une autre histoire, ca tremble, ca bouge et on fait des pauses quand il y a des vaches sur la voie. Mais c'est quand meme confortable, les paysages sont jolis, on profite. Jusqu'à ce que le train s'arrete completement. Quatre heures après avoir quitté Santa Cruz, à encore trois heures de notre destination, et au milieu de rien. 
Il faut alors choisir entre rentrer a Santa Cruz, ou sortir du train, trouver la route, et faire du stop, 



   Avec quelques autres passagers, on descend, sacs au dos et valises à la main, à la recherche de "la route" . Route trouvée, un camion passe, bagages et passagers dans la baine (là où, normalement on met les vaches). Pratique pour admirer le paysage. Moins pratique quand la nuit tonmbe et la pluie s'en mêle; là c'est tous sous la bache !




     La région est peu connue, peu touristique (merci Adeline, et merci Arianne !). Les seuls "blancs" que l'on croise sont les Ménonites, dont je découvre juste l'existence, et qui sont tout-à-fait fascinants. Ambiance "petite maison dans la prairie", ils se ressemblent tous (peut-être parce qu'ils sont tous un peu consanguins ?) les hommes en salopettes et chemises à carreaux, les femmes en longues robes et châles. Ne reconnaissant aucune autre autorité que celle de la Bible, ils vivent coupés du monde extérieur, dans des communautés fermées. Les femmes n'ont pas le droit d'adresser la parole à des non-ménonites... 
Passons !

    Les Chiquitanias, c'est toute une région qui a été bien marquée par les Jésuites au XVIIIème siècle: on peut encore y voir des églises magnifiques, vestiges des communautés mises en place, et on peut y écouter de la musique baroque, avec abondance de violinos. Enfin, en pleine semaine Sainte (que l'on a pas en France mais qui a ici une importance toute nouvelle pour moi: vente et consommation d'alcool interdites pendant une semaine, et quand l'interdiction est levée, c'est la débandade) c'était messes et processions à gogo.
Première étape, San José de Chiquitos, avec une église dont la façade est d'inspiration " baroque mudjear andalou", aie aie aie, collègues de M2, pourvu que vous tombiez là dessus. 





Etpuis des frsques qui ont l'air d'avoir été faites par des enfants aussi







Petit point sur cet arbre, que je croise depuis l'Argentine et qui me fascine: en forme de bouteille de perrier, il s'appelle "palo borracho" (le baton bourré),
 il est rempli d'eau, couvert de grosses épines, et il fait très aldebaranesque. 




Miaou

Seconde étape (c'est du réchauffé, alors je résunme): Chochis. 
Un paradis terrestre.
On dort chez César, César, incroyable de gentillesse, tailleur de pierres et de bois, spécialisé dans les vierges et les angelots, César qui s'est construit sa maison, on dort à l'étage, dans des hamacs, il n'y a pas de murs, juste un toit. Pas d'eau courante non plus, la vaisselle et la douche c'est dans la rivière. Les soirées se font dans des nuages de papillons-de-nuit, et quand on s'éloigne un peu, à la lumière des lucioles.








    À Chochis, minuscule village où il semble y avoir plus d'ânes (en liberté) que d'habitants, les journées ont été rythmées par trois activités principales: marcher jusqu'à des miradores, trouver ensuite une cascade, manger. Et finalement, dans tous les villages ça a été un peu la même chose (avec miradors plus impressionnants les uns que les autres, et cascades magnifiquement rafraichissantes. Pour la nourriture, c'est riz/poulet, et ses variantes). 
On est aussi allées à une messe, pour voir. Pas déçues; les portes de l'église ouvertes, des ânes qui braient, des chiens qui rentrent, le prêtre qui essaie tant bien que mal de capter l'atttention, mais la musique lui coupe la parole.

 


Le gros cailloux de Chochis. Avant de le voir en vrai, je comprenais pas bien de quoiil 
s'agissait, et demandais aux gens si on pouvait aller au sommet à pieds ? Donc: non, on ne peut pas. 

Free toucans !


En bas du gros caillou, une chapelle avec oeuvres sculptées dans le bois,
 qui comémorent une catastrophe passée il y a peu de temps (mais pas bien compris, j'avoue)

Fin de journée depuis le gros caillou




Le perroquet qui pince

Le lendemain, en route pour le mirador

C'est quasi la jungle, à en perdre son hollandaise

Tadadadam !


Et puis la cascada

     Le trois avril, jour saint d'entre les jours saints, on quitte Chochis, après un petit déj royal offert par César (à base de Yucas - manioque - au fromage et de platanos frit, le tout avec une bougie et "joyeux anniversaire" décliné en anglais, espagnol, hollandais, et guayamerin). L'idée était de rejoindre Santiago de Chiquitos, pas facile en fin de semaine sainte, où les transports en commun ne transportent plus beaucoup. 
On fait d'abord du stop, avec un couple de "transporteurs", en route pour le brésil. Cumbia à fond, feuilles de coca, et cannettes de bières qu'il suffit de jeter par la fenêtre une fois finie pour qu'elles n'encombrent plus, pratique.


















     Ils nous déposent à Roboré, un petit village à encore une trentaine de kilomètres de Santiago. Et comme on ne sait pas quoi faire (pas de bus et des taxis qui en profitent pour s'en mettre plein les poches), on s'assoit et on mange. Poisson frit miam miam, bougie et "feliz cumpleaño" otra vez, ça rameute une partie du village, dont un gang de motards en voyage qui proposent de nous amener jusqu'à Santiago. Donc on part en harley, sac-à-dos sur le dos ou sur les genoux (comme on peut pour pas tomber), jusqu'au petit village.



   Santiago de Chiquitos. Maldita semana santa, tous les logements sont full full full. Alors on termine dans les hamacs d'une auberge, c'est bien aussi.
Une belle église, des processions nocturnes (avec orchestre de violons, flutes et tambours, et une femme qui chante a capella, très joli), de chouettes rencontres, grâce auxquelles on peut bien connaître les environs (environs qui se résument encore une fois à: mirador et cascades).


 






   Après ces quelques jours, j'ai quand même dû quitter mon hollandaise qui continuait vers le Brésil. Train de retour sans problèmes (c'est à noter !), et direction l'Amazonie.









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