(article en collaboration avec les merveilleux dessins de la soeurette et les merveilleuses photos du padrecito. Quant aux tout aussi merveilleuses photos de la madrecita, je n'ai pas encore pu mettre la main dessus)
Avant tout: comme avec les vélos, j'ai la poisse des appareils photos. Le premier a donc été chipé à Mendoza, et le second, que j'avais déjà un peu amoché (vie d'aventurière oblige, mmm), a été chipé par des sorcières jumelles à la Paz. J'ai donc maintenant un appareil photo playmobil, qui va sous l'eau, dommage il fait 0 degrés sur l'altiplano. Ca réduit beaucoup la qualité, et l'envie de prendre des phtos.
voilà la merveille, mais JAMAIS SANS LA DRAGONE
Arriver à La Paz depuis Rurrenabaque par un bus de nuit, c'est s'assurer un choc thermique. De la forêt tropicale (short, tongs et T-shirt) à l'altiplano glacial (short, tongs et T-shirt encore, mais pas pour longtemps).
Et arriver à La Paz depuis Paris avec un vol de 36 heures qui fait escale à Madrid, Santiago du Chili et Iquique, c'est mettre à mal mes vieux parents. Parce qu'en plus de la fatigue du voyage, il y a le mal d'altitude, soroche, et en plus du mal d'altitude, la pollution folle de la Paz.
La Paz, ville étagée de 3200 à 4000 mètres (quelle idée ?), dans une cuvette (encore une fois, quelle idée ?), aride (idem). La plus haute capitale du monde, et une des seules villes où il faut monter pour aller dans les bas quartiers. Du coup les pauvres ont le souffle court, pendant que les riches s'intoxiquent aux gaz d'échappement. Et les touristes ont le souffle court, le cœur qui bat, des insomnies et des nausées, quand ce n'est pas l'embolie pulmonaire ou cérébrale (et malgré que papa se soit réveillé tous les matins en nous disant qu'il avait bien failli y passer dans la nuit, on a échappé à ca).
tadadam ! La pointe de la technologie ces téléphériques, ce qui contraste avec toute la ville finalement
Si d'en bas, la ville ne semble qu'être que bruits, mouvement, chaos (comme un condensé de Bolivie), d'en haut, on réalise à quel point la ville est tentaculaire, elle a l'air de s'étaler tant bien que mal sur les montagnes qui l'entourent. Et de nuit, c'est magnifique avec toutes ces lumières qui brillent.
Et redescente à pieds pour se faire les mollets...
... et se les faire croquer par des chiens (pas de symptôme de rage)
Curiosité de La Paz: le marché aux sorcières, où l'on trouve grigris, potions et poudres magiques pour à peu près tout (le maxi combo, c'est celle qui apporte chance, argent, réussite, santé et amour), et jolis foetus de lamas. Parce que le foetus de lama est sacré, il porte bonheur, donc on l'enterre dans toutes les fondations (maisons, immeubles, ponts, etc).
Autres curiosités (sans illustration):
l'horloge de la plaza Murillo, qui tourne à l'envers.
Les gardes en uniforme, devant le palazio de gobierno, qui ne font pas sérieux du tout: ils bougent, ils écrivent des sms, on est loin des impassibles d'argentine.
Les taxis qui klaxonnent le chalan pour lui proposer de monter. Avec des milliers de taxis, ca fait des milliers de klaxons.
Les cireurs de chaussures, que pour la première fois je vois cagoulés. Deux hypothèses: la pollution (mais peu probable, je doute de la sensibilisation au problème quand je vois les cholitas faire dormir leurs bébés au niveau des gaz d'échappement), ou un métier considéré comme dégradant (mais pourquoi ici et pas ailleurs ?) Mystère mystère.
photo du padrecito,
les délicieux merveilleux fantastiques jus de fruits de Bolivie
et encore
Un point sur le chapeau melon des cholitas.
Le chapeau melon a été créé par l'armée britanique au XIXe siècle, et introduit en Bolivie par les industriels anglais dans les années 1920. L'essayer c'est l'adopter visiblement, et les femmes aymaras et quechuas l'ont pris comme accessoire de mode, sous le nom de "borsalino". C'est très joli. Mais la grande question est: comment font-elles pour ne pas le faire tomber, simplement posé sur la tête ? (et non, il n'y a pas de chignon caché à l'intérieur, la coiffure ici c'est les tresses.
On dirait que la circulation est calme et tranquille sur cette photo, mais c'est une erreur
Un dimanche ? Les rues ne sont jamais aussi calmes normalement
Un peu plus loin, sur l'altiplano, le site archéologique de Tiwanaku. Pas de photos, mais de très beaux dessins de Leïla.




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