Et comme la Paz c'est bruyant, agité et pollué, on s'échappe (tant bien que mal, rappelons que le mal d'altitude crée des insomnies, à 5 heures du matin, après quantité de déambulations nocturnes, c'est "tu dors Pierre ?" - ou l'inverse - et la conversation à voix haute qui s'en suit) pour le lac titi caca (le jeu de mot est trop facile, je m'abstiendrai).
Magnifique lac titi caca. 8400 km2, partagés entre le Pérou et la Bolivie. On se croirait presque sur la méditerranée, sans la chaleur, et sans les requins. Mais avec les mouettes. Et des montagnes enneigées en arrière plan.
Deux heures de traversée pour rejoindre l'isla del sol, grand beau, mais frisquet.
Dans le lac (profond quand même), il y a sans doute un trésor englouti, si ca en intéresse certains. En 1532, quand Francisco Pizaro capture l'empereur inca Atahualpa, il lui promet la vie sauve en échange d'assez d'or et d'argent pour remplir la pièce dans laquelle l'Inca était enfermé (70m3, ni plus ni moins, notre ami Pizaro était raisonnable). Atahualpa, qui de toute évidence tient à la vie, donne des ordres pour que des richesses soient envoyés des quatre coins du pays. Et, alors que la rancon est presque totalement payée, Pizaro (qui en plus d'etre raisonnable, était un homme honnête) tue Atahualpa (sous prétexte que ce dernier aurait jeté la Bible à terre, ce qu'Atahualpa aurait effectivement fait, constatant que le livre ne lui disait rien).
De colère, les marins qui acheminaient une partie du trésor, l'auraient jeté dans le lac.
Et l'appareil playmobil décide de ne plus faire la mise au point, bon...
On est allés en bateau jusqu'au nord de l'île, au village de Challapampa. Le village est situé sur un isthme, de part et d'autre on voit le lac qui ressemble à la mer. Des animaux (ânes, moutons, cochons) en semi-liberté, quelques habitants, la vie paisible.
Du nord, on peut aller jusqu'au sud de l'île, par un chemin sur la crête. Magnifique, le lac de part et d'autre, d'un coté le soleil, de l'autre le ciel gris, au fond les montagnes. Encore le souffle court (on est toujours à plus de 3000 mètres, le Mont Blanc c'est de la gnognotte à coté, on va pouvoir s'y rendre en sautillant). Des montées ardues, encore plus quand on les fait deux fois quand quelqu'un oublie son porte monnaie en bas, sur un caillou (ce quelqu'un porte un t-shirt blanc et des lunette d'aviateur).
Et à l'arrivée, la meilleure truite du monde
Pour repartir, c'est encore deux heures de bateau, mais sur un lac agité. Ca remue, à l'extérieur et à l'intérieur aussi.



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire